L’usine Caremag va produire à Lacq des terres rares avec le soutien financier de la Région Nouvelle-Aquitaine
Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, a visité le chantier de l’usine de recyclage Caremag, en présence de Frédéric Carencotte, président de la société Carester, à Lacq (Béarn).
Actuellement 90 % des terres rares proviennent de Chine, seulement 1 % des terres rares contenues dans des aimants permanents en fin de vie est aujourd’hui recyclé par des unités du continent asiatique, l’usine Caremag est la première en Europe à exploiter cette voie.
L’usine Caremag, dont la première pierre a été posée en mars 2025, commencera à traiter probablement au cours du dernier semestre 2026, 2000 tonnes d’aimants permanents, issus du démantèlement de turbines d’éoliennes, de moteurs de voitures électriques et divers composants électroniques, et raffinera du concentré provenant de mines (5000 tonnes).
L’objectif est de produire dès l’an prochain des oxydes purs de terres rares : 650 tonnes de néodyme, 150 tonnes de praséodyme, 90 tonnes de terbium et 500 tonnes de dysprosium.
Investissements
216 millions d’euros de financement
- 110 M€ de partenaires japonais
- 106 M€ de l’Etat Français
Autres apports financiers
- 1 M€ de la Région Nouvelle-Aquitaine
- Total Energies
- Fonds propres apportés par Carester et ses 21 actionnaires de Caremag.
« Le soutien régional à ce démonstrateur s’inscrit en effet dans la recherche d’une indépendance stratégique de l’Europe à travers le développement d’une économie circulaire. La sécurisation de la chaîne d’approvisionnement de ces matériaux est donc essentielle au maintien de la position de l’Europe sur le marché mondial des moteurs et générateurs électriques, véritables leviers de transition énergétique ». Source nouvelle Aquitaine
"Tournée vers l’avenir, l’usine de Caremag créera 92 emplois directs, répondra aux meilleurs standards environnementaux et utilisera l’Intelligence Artificielle pour optimiser sa production ».
« Caremag intègrera des technologies de pointe brevetées visant à réduire les émissions de CO2 tout en minimisant la consommation d’eau et en garantissant l’absence d’effluents liquides. Par ailleurs plus de 80% des émissions directes de CO2 seront recyclées dans le procédé » déclare Frédéric Carencotte, Président de Carester. « En totale adéquation avec le Critical Raw Material Act Européen, la construction de cette unité industrielle représente une avancée majeure vers l’indépendance de l’Europe en terres rares pour les aimants permanents. » Source : Carester

